A l'occasion du printemps du cinéma, nous sommes allés voir deux films originaux, le premier pour son scénario "Her" de Spike Jonze, avec la voix envoutante de Scarlett Johansson,
le second pour la forme "The Grand Budapest Hotel" de Wes Anderson, drôle et mélancolique, inspiré de célèbres hôtels de luxe qui nous font rêver. Je viens de lire à propos du film un article dans Télérama qui rappelle le lien étroit qu'entretiennent depuis toujours les artistes avec ces établissements qui sont à la fois pour eux "un lieu de passage, un abri transitoire, le théâtre de drames et de joies, un espace clos, anonyme". Parmi eux figurent "l'Imperial India de New Delhi" fréquenté par Rudyard Kipling, Agatha Christie, et où l'indépendance de l'Inde a été proclamée ; "le Cadogan" à Londres dont la chambre 118 où Oscar Wilde a été arrêté pour actes contraires à la pudeur porte son nom ; je pense aussi à "l'Hôtel Lutetia" qui a accueilli de nombreux peintres et écrivains dont Picasso, Matisse, Saint-Exupéry ou encore le Général De Gaulle pour sa nuit de noces et où, un matin de l'année 2013, Georgette et Bernard, couple d'octogénaires, se sont donnés la mort après avoir passé leur dernière nuit ensemble...
Nous avons vu récemment sur canal+ "Blancanieves" de Pablo Berger qui revisite "Blanche-Neige" dans un film muet en noir et blanc, d'une pureté et d'une beauté étonnantes !
et emprunté à la médiathèque "Rumba" comédie belge, drôle et décalée, réalisée et interprétée par Dominique Abel et Fiona Gordon, cousins des Deschiens.
J'ai beaucoup aimé aussi "Philomena" de Stephen Frears, inspiré de l'histoire vraie de Philomena Lee et admirablement interprété par Judi Dench.
Nous avons suivi également une intéressante visite commentée de l'exposition "De l'intime, ou l'art de vivre au quotidien aux 18e et 19e siècles", objets variés, secrets et raffinés représentant l'individu et le groupe social, l'homme ou la femme, évoquant la toilette, pour l'intimité du corps, la mode et la parure, l'écriture et la correspondance, pour l'intimité de l'âme, le monde de l'enfance, pour l'intimité du foyer, etc...
"Au 18e siècle, "fumer" est une pratique vulgaire alors que "priser" est une marque de distinction, c'est pourquoi les tabatières deviennent des objets incontournables aussi bien pour les hommes que pour les femmes".
"Ornement très répandu au 17e siècle mais encore plus présent au 18e siècle, la mouche en mousseline noire permettait de masquer les imperfections du visage et, comme l'éventail, envoyait des messages cryptés : placée sur le front, elle s'appelait la majestueuse ; près de l'oeil, la passionnée ; sur le nez, l'effrontée ; sur le menton, la discrète et sur la joue, la galante".
Le 19e siècle prôna un retour au naturel.
| Clochettes de table (en personnages) |
| Flacons et boîtes à mouches |
| Poupées en costume guadeloupéen et service à café et à thé de poupée |






Joli programme tout ça
RépondreSupprimerHélas, l'hôtel Lutetia a aussi connu ses heures noires pendant l'occupation...
Merci pour le tuyau, je vais emprunté "Rumba" à ma médiathèque ;)