Nous avons profité du "Week-end musées Télérama" pour découvrir les nouvelles salles du Musée d'Aquitaine et l'exposition "Bordeaux port(e) du monde : 1800-1839" consacrées au Bordeaux du XIXe siècle jusqu'à l'entre-deux-guerres.
Nous avons assisté à une visite détaillée et longuement commentée par une conférencière amoureuse de sa ville, exposant de jolies maquettes de bateaux, gravures, tableaux et sculptures, enrichie d'ambiances sonores et de vidéos, mis en scène avec beaucoup de goût, le tout d'un grand intérêt historique.
| Aquarelles des Pavillons étrangers de l'exposition internationale et maritime de 1907 à Bordeaux |
| Mouchoirs de tête en madras XIXe siècle noués sur la tête servant de coiffure |
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| Coiffe bordelaise ou cadichonne représentative de la classe populaire |
Théophile Gautier écrit le "Bordeaux" de son époque dans son livre "Voyage en Espagne" (conseillé par notre bibliothécaire préférée MF) :
"Ce qui anime la ville, ce sont les grisettes et les femmes du peuple, elles sont réellement très jolies : presque toutes ont le nez droit, les joues sans pommettes, de grands yeux noirs dans un ovale pâle d'un effet charmant. Leur coiffure est très originale ; elle se compose d'un madras de couleurs éclatantes, posé à la façon des créoles, très en arrière, et contenant les cheveux qui tombent assez bas sur la nuque ; le reste de l'ajustement consiste en un grand châle qui va jusqu'aux talons, et une robe d'indienne à longs plis. Ces femmes on la démarche alerte et vive, la taille souple et cambrée, naturellement fine. Elles portent sur leur tête les paniers, les paquets et les cruches d'eau qui, par parenthèse, sont d'une forme très élégante. Avec leur amphore sur la tête, leur costume à plis droits, on les prendrait pour des filles grecques et des princesses Nausicaa allant à la fontaine."
"Ce qui anime la ville, ce sont les grisettes et les femmes du peuple, elles sont réellement très jolies : presque toutes ont le nez droit, les joues sans pommettes, de grands yeux noirs dans un ovale pâle d'un effet charmant. Leur coiffure est très originale ; elle se compose d'un madras de couleurs éclatantes, posé à la façon des créoles, très en arrière, et contenant les cheveux qui tombent assez bas sur la nuque ; le reste de l'ajustement consiste en un grand châle qui va jusqu'aux talons, et une robe d'indienne à longs plis. Ces femmes on la démarche alerte et vive, la taille souple et cambrée, naturellement fine. Elles portent sur leur tête les paniers, les paquets et les cruches d'eau qui, par parenthèse, sont d'une forme très élégante. Avec leur amphore sur la tête, leur costume à plis droits, on les prendrait pour des filles grecques et des princesses Nausicaa allant à la fontaine."
Bordeaux (Caudéran) avait ses arènes et corridas jusqu'à une période assez récente.


Toujours dans le cadre "Week-end musées Télérama", nous avons suivi une visite commentée de l'exposition d'une des plus belles collections privées de verres (et bordelaise) en France "Verres d'usage et d'apparat de la Renaissance au XIXe siècle" au Musée des Arts décoratifs.
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| Aiguière "en casque" en verre opalescent marbrée de rouge rubis Bernard Perrot, France, Orléans, seconde moitié du XVIIe siècle |
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| Aiguière en verre bleu, décor soufflé-moulé de losanges Venise ou façon de Venise, fin du XVIe - début XVIIe siècle |
Avec cette exposition, le musée inaugure un cycle qui vise à accueillir pleinement les trésors d'amateurs d'art décoratif en ses murs.




Que de belles couleurs!
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